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Du paternalisme au partenariat: un changement de culture

Unis dans le combat du trouble psychique dans le respect des compétences primordiales pour les stratégies de prise en charge, mais différentes de chaque acteur : personne concernée, proche, professionnel, notamment du domaine de la santé ou/et du social

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Source:DCPP & CIO-UdeM (2016)

 

Pendant multiples décennies les personnes souffrant d’une maladie psychique et son entourage étaient systématiquement exclues des démarches thérapeutiques, voir taxées d’incompétentes ou accusées d’être la cause du trouble psychique : donc, le « monopole de la prise en charge était réservé aux professionnels et notamment aux médecins psychiatres. La personne concernée n’avait qu’à suivre les décisions médicales et les proches ne devaient absolument pas interférer dans « l’interaction soignant-patient ». Les professionnels savent et décident pour le malade et le malade exécute et subit le traitement « pour son bien ». La pathologie est au centre et pas la personne.

 

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Source: DCPP 6CIO-UdeM (2016)

Depuis environ 1990 et notamment grâce aux combats des associations de patients et de proches on constate un changement progressif de la philosophie de soins en mettant au centre le malade entouré par les proches. On peut scientifiquement prouver que les proches sont très souvent un facteur positif pour la stabilisation du patient et la maîtrise des symptômes gênants, voir pour son rétablissement et si possible pour la disparition complète des symptômes qui le font souffrir correspondant à une guérison. D’autre part on est davantage à l’écoute des besoins de la personne malade, on intègre son vécu de façon prioritaire dans les décision, on l’informe du probable diagnostic et du pronostic, mais aussi des effets positifs et négatifs des médicaments  Et spécialement on met en priorité et on respecte sa volonté concernant  l’approche thérapeutique, soit-il psychothérapeutique, psychoéducatif, psychosocial ou médicamenteux

Si sur le plan théorique plus au moins toutes et tous les scientifiques et professionnel-le-s adhèrent à ce nouveau concept, sur le « terrain » les écarts peuvent être très grands 

 

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Source: DCPP & CIO-UdeM (2016)

Actuellement une voit une nouvelle évolution : en effet la personne concernée et ses proches ne sont pas seulement au centre des préoccupations et décisions des professionnels, mais ils deviennent acteurs à part entière dans les différents processus de décision : un vrai partenariat dans le respect des compétences de chacun. Des « stratégies préventives » comme le plan de crise conjoint du canton de Vaud sont envisagées et mis sur pied afin d’élaborer un consensus préalable qui pourra être utilisé lors de la crise : la personne concernée peut ainsi évaluer et prévoir selon sa philosophie de vie, sa volonté  et ses droits de décision lors d’une période de stabilité quel traitement sera à envisager lors d’une situation de crise avec une diminution de la capacité de discernement qui peut-être met sa vie ou celle d’autrui en danger. D’autre part dans des périodes moins difficiles les stratégies thérapeutiques seront discutées et décidées avec lui et ses proches. Dans cet situation la volonté de la personne concernée va primer non sans oublier l’impact possible sur l’entourage.

Cette nouvelle philosophie de soins devrait permettre la meilleure adhésion de tous les acteurs pour soulager la souffrance de la personne concernée.!

 

Quelques liens sur le sujet:

Partenariat de soins en santé mentale (CHUM-chumpsychiatrie.ca)

Le partenariat de soins et services (Université de Montréal )

► Guide d’implantation du partenariat de soins et de services. Vers une pratique collaborative optimale entre intervenants et avec le patient

Un plan de crise conjoint pour les patient·e·s

L’alliance thérapeutique comme instrument de soins

Plan de crise conjoint (PCC: Vaud)

 

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